mercredi 28 novembre 2007
Dans une décision rendue le 26 novembre 2007, le Conseil de la concurrence a rejeté le recours formé par British Airways qui reprochait à Eurostar d'abuser de sa position dominante sur le marché du transport de personnes entre Paris et Londres en pratiquant des prix anormalement bas ne lui permettant pas de couvrir ses coûts (tarifs dits prédateurs) et en mettant en oeuvre une politique de saturation de ses capacités.
Le Conseil de la concurrence, constatant bien une position dominante d'Eurostar sur le transport de voyageurs entre Paris et Londres, estime que ni les pratiques de prédation ni les subventions croisées dénoncées ne sont établies.
En effet, une stratégie prédatrice supposerait que, dans un premier temps, Eurostar ait rationnellement consenti à des pertes en mettant en circulation plus de trains que nécessaire et en vendant les billets à des prix anormalement bas afin, dans un second temps, d'éliminer la concurrence aérienne pour pouvoir ensuite remonter fortement ses prix et récupérer les pertes consenties.
Sur la période analysée (2004), le Conseil relève qu'Eurostar n'a pas augmenté ses capacités mais les a, au contraire, diminuées. S'agissant de la politique tarifaire d'Eurostar, le Conseil estime qu'elle n'a eu ni pour objet ni pour effet de réduire la concurrence sur le marché mais qu'elle vise à optimiser le remplissage et la recette totale par train pour contribuer au maximum à la couverture des coûts.
Le Conseil de la concurrence, constatant bien une position dominante d'Eurostar sur le transport de voyageurs entre Paris et Londres, estime que ni les pratiques de prédation ni les subventions croisées dénoncées ne sont établies.
En effet, une stratégie prédatrice supposerait que, dans un premier temps, Eurostar ait rationnellement consenti à des pertes en mettant en circulation plus de trains que nécessaire et en vendant les billets à des prix anormalement bas afin, dans un second temps, d'éliminer la concurrence aérienne pour pouvoir ensuite remonter fortement ses prix et récupérer les pertes consenties.
Sur la période analysée (2004), le Conseil relève qu'Eurostar n'a pas augmenté ses capacités mais les a, au contraire, diminuées. S'agissant de la politique tarifaire d'Eurostar, le Conseil estime qu'elle n'a eu ni pour objet ni pour effet de réduire la concurrence sur le marché mais qu'elle vise à optimiser le remplissage et la recette totale par train pour contribuer au maximum à la couverture des coûts.
Rubrique : Autorité de la concurrence


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